Sauvez votre peau grâce à la nutricosmétique

Chère amie, cher ami,

S’il y a un organe essentiel que nous pouvons apprendre à soigner et préserver, c’est bien notre peau. S’il y a un organe à propos duquel nous pouvons observer rapidement les résultats de nos efforts, c’est encore notre peau.

Les médecins des différentes traditions nous ont appris à regarder la peau, à la toucher, à la sentir, à observer sa sécheresse, sa transpiration. Certains vieux homéopathes depuis longtemps disparus me disaient : « Lorsque j’ai serré la main de quelqu’un, je sais déjà qui il est ».

Cette santé et cet éclat de la peau, en particulier celle du visage, nous voudrions les garder le plus longtemps possible. Mais c’est aussi cette fragile peau qui est le plus violemment agressée par les conditions de la vie moderne : tabac, alcool, stress, pollution, excès de soleil, de froid, de chaleur ou même de vent… À tous ces agresseurs, vient s’en ajouter un autre, en relation avec toutes les mesures d’hygiène que nous sommes contraints de prendre pour se protéger de la pandémie du coronavirus. J’y reviendrai un peu plus loin.

La peau : un miroir de nos états d’âme

« Être à fleur de peau », « vouloir faire la peau de quelqu’un », « faire peau neuve », « se battre pour sa peau », « être mal ou bien dans sa peau »… Ces nombreuses expressions nous rappellent que la peau est notre enveloppe, notre cocon, elle témoigne de notre état intérieur. Quand nous sommes malades ou déprimés, notre peau est terne, pâle, quand nous sommes en pleine forme, nous avons « bonne mine », quand nous sommes stressés, de l’eczéma peut apparaître sur notre peau, etc.

La peau recouvre l’ensemble de notre corps et sans elle, nous ne pourrions être vivants. Savez-vous que c’est l’organe le plus lourd et étendu du corps ? Elle peut peser plus de 3 kg, soit au moins deux fois le poids du cerveau, et sa surface peut atteindre 1,5 à 2 m². Elle n’est pas seulement un organe de revêtement, mais aussi un moyen d’échange permanent entre soi et le monde, avec un renouvellement continu de l’épiderme dont nous n’avons absolument pas conscience. La peau assure en permanence notre survie :

  • en nous demandant d’être très attentifs à son hydratation, elle nous empêche de nous déshydrater et de perdre les 65 % d’eau dont a besoin notre organisme pour vivre.
  • elle joue un rôle essentiel dans la thermorégulation du corps : grâce à ses microstructures vasculaires, elle permet l’échange et l’équilibre thermique avec l’environnement.
  • elle contient un réseau complexe de récepteurs, qui nous permettent de sentir ce qui se passe autour de nous : la brûlure, le froid, le vent, la chaleur, mais aussi les caresses. Celles-ci génèrent une hormone particulière que l’on nomme l’ocytocine, l’hormone du plaisir, dont nous avons absolument besoin pour être heureux et « bien dans notre peau ».
  • elle a ses propres défenses immunitaires qui constituent une véritable barrière physique contre les agressions microbiennes virales et environnementales.

Les ennemis intimes de la peau

On pense immédiatement au soleil, et surtout aux abus de l’exposition solaire. J’ai écrit toute une lettre à ce sujet, que je vous invite à (re)lire[1]. En plus des rayonnements ultraviolets du soleil, les rayonnements infrarouges, responsables de la sensation de chaleur, accélèrent également le vieillissement de la peau, et sont à l’origine des rides. Bien entendu, nous avons besoin de nous exposer au soleil pour fabriquer la vitamine D par l’intermédiaire de notre peau, mais cette exposition doit être raisonnée.

On sait de plus en plus aujourd’hui que le lavage et le frottage excessif lui sont néfastes, de même que l’application de beaucoup de produits cosmétiques, qui peuvent contenir des perturbateurs endocriniens et des polluants[2], en mesure de la traverser et de perturber notre santé. Pourtant, notre peau peut être nourrie naturellement avec des huiles végétales, comme l’huile d’argan, de jojoba, de cameline, d’avocat et même d’olive (bien fraîche et non rancie).

La meilleure façon de préserver le microbiote de votre peau, c’est d’utiliser des produits cosmétiques et d’hygiène naturels, et d’éviter ceux qui sont chimiques. Plusieurs marques et laboratoires sont spécialisés dans ce genre de produits, comme le laboratoire Weleda, pour ne parler que du plus connu.

La pollution atmosphérique, en particulier celle des particules fines contenues dans l’air pollué des villes, favorise le vieillissement de la peau et l’apparition de taches brunes. Elle rend également la peau plus grasse. Le stress chronique a la même action que la pollution, et en général, ces deux facteurs se superposent. Le manque de sommeil et l’absence d’activité physique régulière ne sont pas non plus les amis de notre peau.

Enfin, si la peau est bien le reflet de notre santé, elle est donc forcément le reflet de notre alimentation. L’alimentation moderne et occidentale est pro-inflammatoire – je pense que tous les lecteurs de mes lettres le savent maintenant -, et notre peau en pâtit. Les sucres rapides, que l’on retrouve malheureusement dans la plupart des aliments industriels, sont nocifs pour la peau, car responsables d’un phénomène de glycation[3], c’est-à-dire de caramélisation dans l’organisme. Cela va entraîner rigidité, fragilité et vieillissement de la peau (rides)[4].

La meilleure alimentation pour notre peau, c’est celle de type méditerranéenne, avec tous les antioxydants contenus dans les végétaux, les acides gras oméga-3 des petits poissons gras, les fibres des céréales et légumineuses, les vitamines et polyphénols des fruits et légumes frais. Le carotène, précurseur de la vitamine A, contenu dans les végétaux de couleur jaune, orange et rouge, est excellent pour le teint de la peau. Il est aussi important que la vitamine A d’origine animale, que l’on trouve dans l’huile de foie de morue ou les foies animaux. 

Les nouveaux ennemis de la peau

On commence à se rendre compte que l’abus de « lumière bleue », générée par les différents écrans devant lesquels nous passons de plus en plus de temps, n’est pas non plus une bonne chose pour la peau. Cette exposition serait à l’origine d’un « photovieillissement accéléré », car la lumière bleue accélère la production de tâches, ainsi que les problèmes d’irritation et d’hypersensibilité, selon le docteur Nina Ross, dermatologue parisienne.

Mais un nouvel ennemi est apparu récemment : ce sont les mesures barrière liées au Covid-19. Depuis le début de la pandémie, le gouvernement nous incite à nous laver scrupuleusement les mains plusieurs fois par jour. Ce geste barrière n’est malheureusement pas sans conséquences pour notre peau : le savon est le produit le plus asséchant et le plus destructeur des lipides naturellement contenus dans la peau.

Les solutions hydroalcooliques ne font pas mieux : elles augmentent la sécheresse cutanée et favorise les surinfections. Le port continu du masque peut lui aussi avoir des effets négatifs : les frottements des élastiques au niveau du visage peuvent provoquer des irritations[5].

Quels sont les compléments bons pour la peau ?

On dit souvent que le plus important est la beauté intérieure. Avec la nutricosmétique[6], on prend l’expression au pied de la lettre en nourrissant nos cellules avec des compléments alimentaires, qui favorisent la beauté de la peau ou des cheveux.

La peau est constituée principalement de lipides, et surtout de phospholipides. Ces phospholipides composent les membranes cellulaires, les molécules de signalisation et les précurseurs hormonaux contenus dans la peau.

On distingue les lipides apolaires (triglycérides, acides gras), parmi lesquels on retrouve les acides gras essentiels, et les lipides polaires (phospholipides, sphingolipides ou glycolipides), qui ont des fonctions structurelles et métaboliques importantes.

L’apport de lipides polaires, en particulier de phytocéramides de blé brevetées, ou « Lipowheat® »[7], jouent un rôle dans la fonction barrière de l’épiderme. Ces phytocéramides proviennent de la partie interne du grain de blé et sont sans gluten. Elles contribuent à hydrater la peau et à limiter la pénétration de substances nocives. Elles contiennent également des phospholipides qui renforcent la fonction barrière de la peau, la perméabilité ainsi que les processus de cicatrisation. Des études ont montré qu’elles stimulent la synthèse de collagène, activent la lipolyse (qui empêche l’accumulation de graisse sous la peau), et inhibent l’inflammation locale.

Je vous recommande les gélules de Dermanat Complexe du laboratoire Bionops, qui contiennent des phytocéramides (« Lipowheat® »), de l’huile d’onagre, du zinc et des vitamines E et C. Des essais cliniques ont permis d’observer qu’une supplémentation d’une gélule (350 mg) par jour de ce complexe a apporté aux patients :

  • une augmentation de la densité du derme (mesurée par échographie) ;
  • une diminution des rougeurs cutanées et des démangeaisons ;
  • une amélioration de la synthèse du collagène ;
  • une diminution de la présence de squames[8] ;
  • une amélioration de l’homogénéité du teint (mesurée par chromamétrie[9]) ;
  • une augmentation significative de l’hydratation cutanée (mesurée par cornéométrie[10]) ;
  • et enfin, une diminution significative de la profondeur des rides.

Les effets sont en général visibles sur le visage après 8 semaines d’utilisation. 

Il existe un autre complément à propos duquel j’ai observé des effets semblables, et qui « nourrit » la peau de l’intérieur : c’est le complexe « Collagène & Élastine », de Vit’all+. Il apporte des nutriments qui renforcent les systèmes de défense antioxydante de la peau : resvératrol, zinc, vitamine C, et une élastine marine hydrolysée appelée « Prolastin® ». Il s’agit d’une marque déposée et brevetée d’élastine d’origine marine, extraite de la peau de poissons rigoureusement sélectionnés.

Ces deux produits ont à peu près les mêmes actions, et il m’arrive de les proposer en alternance, en cures de deux mois. À la suite de cette cure, je demande aux patientes et patients s’ils souhaitent poursuivre cette alternance, ou s’ils préfèrent l’un ou l’autre. Mais en général, tous demandent à continuer au moins l’un des deux, ce qui, pour moi, est très significatif.

L’action en profondeur de ces deux complexes peut être complétée par une cure d’un mois, deux fois par an (par exemple au printemps et en automne), du « Complexe Peau Nette » de Vit’all+. En cas d’altération cutanée, la prise peut être d’une à deux fois par jour. Ce complexe contient :

  • deux souches de « microbiotiques[11]» spécifiques, un lactobacille et une bifidobactérie, qui participent à l’élimination des bactéries pathogènes et à la réduction des mécanismes d’inflammation cutanée ;
  • quatre extraits de plantes : du curcuma, connu pour son action anti-inflammatoire, de la bardane, pour son action dépurative et sa capacité à éliminer les toxines, de la pensée sauvage, qui a des vertus apaisantes et anti-infectieuses, et enfin de l’ortie, dépurative et apaisante ;
  • du zinc, un minéral fondamental qui complète cette synergie ;
  • de l’huile essentielle de Tea Tree, anti-bactérienne et cicatrisante, connue pour être l’huile essentielle la plus adaptée pour les peaux à problèmes ;
  • de la propolis, qui participe elle aussi à lutter contre les infections cutanées ;
  • différentes vitamines, dont la vitamine B3 qui a des fonction calmantes et cicatrisantes, la vitamine B6 qui participe à la régulation des hormones, le bêta-carotène qui protège les cellules de la peau de l’oxydation, et l’acide 4-aminobenzoïque (ou PABA), qui agit pour une meilleure tolérance au soleil.

J’espère vous avoir donné les clés pour prendre bien soin de votre peau cet été.

Dominique Rueff


[1] https://www.lettre-docteur-rueff.fr/ami-soleil-2/

[2] https://www.lettre-docteur-rueff.fr/vous-proteger-pollution/

[3] https://www.lettre-docteur-rueff.fr/ne-vous-caramelisez-pas/

[4] https://www.lettre-docteur-rueff.fr/regardez-vous-dans-le-miroir/

[5] Roche Myriam, « Le masque peut abîmer votre peau, voici comment éviter ces irritations », Huffington Post, 25 mai 2020, actualisé le 27 mai 2020, disponible sur https://www.huffingtonpost.fr/entry/le-masque-entraine-des-irritations-voici-ce-quil-faut-faire-pour-preserver-sa-peau_fr_5ecb746fc5b6f4bf3aaa2db0

[6] La nutricosmétique ou cosméto-food, est une nouvelle tendance beauté : il s’agit de prendre soin de sa peau et de ses cheveux en consommant des compléments alimentaires.

[7] Elles ont fait l’objet de 6 études cliniques et 3 publications scientifiques sur les thèmes de la beauté et du rajeunissement de la peau.

[8] Fines lamelles qui se détachent de la peau lors de certaines affections, comme l’eczéma, un coup de soleil, etc.

[9] Mesure de la coloration des liquides à l’aide d’un colorimètre.

[10] Evaluation de l’hydratation cutanée.

[11] https://www.lettre-docteur-rueff.fr/etes-vous-biotique-2/



N'hésitez pas à commenter la lettre de ce jour ci-dessous. Veuillez cependant noter que, en raison du très grand nombre de commentaires, le Dr Rueff ne pourra pas vous répondre individuellement.


Une réponse à “Sauvez votre peau grâce à la nutricosmétique”

  1. Maflor dit :

    Je suis profondément touchée par la qualité de cet article et tout le soin mis à le rédiger. M E R C I !
    Je suis très heureuse de constater qu’il y a encore des médecins qui savent envisager l’être humain comme un tout et pas juste comme le porteur d’un organisme qui se sent invité quand le milieu s’y prête.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

CES DÉCOUVERTES QUE VOUS DEVEZ ABSOLUMENT CONNAÎTRE

Ce fabuleux livre a changé la vie de milliers de personnes…

…Et pourtant il est INTROUVABLE dans le commerce.

Recevez EN CADEAU chez vous ce livre au format papier.

45 percées historiques de santé naturelle sur les sujets suivants : cancer, arthrose, Alzheimer, prostate, hypertension, cholestérol, Parkinson et bien d’autres encore…