La « globésité » : une pandémie plus grave que le Covid ? – 1ère partie

Chère amie, cher ami,

Avez-vous déjà entendu parler de « globésité » ? C’est le terme employé notamment par l’OMS (Organisation mondiale de la santé) pour désigner l’épidémie mondiale d’obésité, une maladie qui touche désormais toutes les catégories de la population, de plus en plus jeune, et qui est liée à de nombreux facteurs de comorbidité.

En effet, l’excès de poids et surtout de graisse « blanche », a de nombreuses conséquences sur la santé, non seulement en surface de notre corps et dans nos tissus sous-cutanés, mais également à l’intérieur de notre corps et entre nos viscères. Cette graisse conduit à l’instauration progressive d’un certain nombre de pathologies comme le diabète, les accidents cardiovasculaires et l’hypertension. Très souvent, on ne traite que les symptômes de ces maladies au lieu d’agir à la racine, s’intéresser aux causes du surpoids et de l’obésité, ce qui permettrait de diminuer considérablement l’utilisation de certains médicaments.

Qu’est-ce que l’obésité ?

L’obésité est une accumulation excessive de masse graisseuse à la suite d’un déséquilibre entre la quantité de calories absorbées et la dépense d’énergie. Elle est reconnue comme maladie chronique depuis 1997 par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS)..


Quelques chiffres : 
  • 800 millions d’adultes souffrent d’obésité dans le monde, dont plus de 8 millions en France.
  • Plus de 124 millions de jeunes entre 5 et 19 ans (11 millions en 1975) sont en surpoids ou obésité.
  • 38 millions d’enfants de moins de 5 ans sont en surpoids ou obésité.
  • Selon l’OMS, 22 % des adultes en France sont actuellement en situation d’obésité, soit deux fois plus qu’il y a 25 ans[1]. 10,4 % des enfants âgés de 5 à 9 ans et 7 % des adolescents sont aussi concernés.
  •  En Europe, moins de 10 % des adultes étaient touchés par l’obésité en 1975, alors qu’ils sont près de 23 % aujourd’hui, et cette épidémie serait à l’origine d’au moins 1,2 million de décès chaque année[2].

Selon une étude menée par l’OMS, l’obésité figure dans les facteurs de risque les plus importants pour la santé[3] :

  • l’hypertension artérielle
  • l’hypercholestérolémie
  • le tabagisme
  • l’alcoolisme
  • l’obésité
  • la sédentarité

Comment savoir si l’on est en surpoids ou obèse ?

Il existe plusieurs méthodes pour mesurer l’obésité, comme l’IMC ou le tour de taille.

L’IMC (indice de masse corporelle) ou BMI (Body Mass Index) est l’indice le plus fréquemment utilisé. Il s’obtient en divisant le poids (en kilogrammes) par le carré de la taille d’un individu (en mètres). Par exemple, si vous pesez 65 kilos et mesurez 1,65 mètres, votre IMC sera de 65/(1,65)2 = 23,9. Vous pouvez aussi calculer gratuitement votre IMC sur Internet, par exemple sur : http://www.caloris.fr/calcul-imc.php.

Le chiffre obtenu vous indique la catégorie corporelle dans laquelle vous vous situez :

Avec un IMC de 23,9 vous avec donc un poids normal. Une personne obèse a un IMC supérieur à 30.

Cependant, précisons que l’IMC est une méthode d’évaluation imprécise puisqu’elle ne tient pas compte de l’âge du patient, de son sexe, de sa masse musculaire réelle, etc. Cela reste néanmoins un indice de référence car il est utilisé lors du bilan précédant toute chirurgie de l’obésité.

Une autre mesure couramment utilisée est le tour de taille (souvent plus significative que l’IMC). Si la mesure est réalisée correctement avec un mètre de couture, l’évaluation de la graisse abdominale, responsable de quasi toutes les comorbidités liées à l’obésité, est beaucoup plus précise.

Le schéma ci-dessous montre comment bien mesurer votre tour de taille à hauteur du nombril :

La Haute Autorité de Santé a fixé des recommandations pour mesurer le tour de taille :

  •  Se tenir debout, les pieds joints, les bras relâchés le long du corps.
  •  Prendre un mètre-ruban et le faire passer à mi-distance entre la dernière côte palpable et la crête iliaque (l’os au niveau de la hanche).
  •  Mesurer le tour de taille en fin d’expiration (sans retenir la respiration).
  •  Le mètre-ruban doit être parallèle au sol.
  •  Noter les valeurs.
  •  Ne pas prendre la mesure sur des vêtements épais ou amples.

« L’important, c’est de suivre l’évolution de la mesure du tour de taille. Quelqu’un qui a un tour de taille normal et qui prend 1 centimètre par an doit s’alerter. Inversement, quelqu’un qui a un tour de taille légèrement élevé mais complètement stable d’année en année peut être rassuré », explique le docteur Hansel[4].

Quelles sont les mesures idéales ? En France, les autorités de santé définissent l’obésité abdominale par un tour de taille supérieur ou égal à 80 cm pour les femmes, et à 94 cm pour les hommes. Cette mesure reste idéale. Si on la dépasse de quelques centimètres mais qu’on se sent bien à ce poids, cela n’est pas l’indicateur d’une mauvaise santé ou de l’apparition de facteurs de comorbidité que l’on nomme « globésité ».

Les différentes causes de l’obésité

L’obésité est une maladie multifactorielle : plusieurs éléments influencent sa survenue.

  •      Le facteur génétique : beaucoup de personnes obèses ont au moins un parent dans la même situation. Une prédisposition héréditaire peut donc contribuer à l’apparition de cette maladie (ce facteur est encore mal connu).
  •      Le métabolisme : d’une personne à l’autre, le métabolisme absorbe les aliments et les convertit différemment en chaleur ou en graisse. Les déséquilibres endocriniens, comme les déficits en hormones (notamment en hormones thyroïdiennes), qui passent souvent inaperçus, jouent aussi un rôle dans notre métabolisme.
  •      Les mauvaises habitudes alimentaires : un excès d’apport calorique par rapport aux besoins de l’organisme conduit forcément au surpoids, même si chaque cas est différent. La multiplication des régimes trop agressifs et frustrants peut aussi participer à l’installation de l’obésité.
  •      Le manque d’exercice physique : un mode de vie trop sédentaire peut participer au déséquilibre des apports alimentaires.
  •      Le facteur environnemental : l’environnement professionnel, familial, social et économique influence notre mode de vie et peut contribuer au développement de l’obésité (un travail trop stressant, un train de vie très fatigant, de faibles moyens financiers… etc.).
  •      La psychologie : des troubles psychologiques sont fréquemment liés aux déséquilibres de l’alimentation.

Récemment, l’obésité a été aggravée à cause du Covid-19, qui a conduit à une augmentation de la sédentarité, et un abandon des pratiques sportives habituelles. 

L’obésité et ses facteurs de comorbidité, ou la « globésité »

Les facteurs de comorbidité désignent la présence d’un ou plusieurs trouble(s) lié(s) à une maladie primaire, en l’occurrence l’obésité. En effet, l’obésité s’accompagne malheureusement du développement d’autres pathologies ou troubles socio-psychologiques, qui ont un risque sur la santé et diminuent l’espérance de vie. C’est l’association de l’obésité à ces facteurs de risques que l’on nomme « globésité ».

Il existe 16 comorbidités :

  •  Le cancer du sein
  •  Le cancer de l’endomètre
  •  Les maladies cardiovasculaires (hypertension artérielle, accident vasculaire cérébral, insuffisance cardiaque, coronaropathie…)
  •  Les complications cutanées (insuffisance veineuse et lymphatique…)
  •  La dépression
  •  L’incontinence urinaire
  •  Les anomalies fœtales
  •  La baisse de la fertilité
  •  La baisse de la fécondité
  •  Les complications respiratoires (asthme, apnée du sommeil…)
  •  Le diabète de type 2
  •  L’hépatopathie métabolique
  •  La lithiase vésiculaire
  •  Les maladies rénales
  •  Le reflux gastro-œsophagien
  •  Les complications ostéoarticulaires

La Haute Autorité de Santé (HAS) confie aux médecins généralistes la prise en charge médicale du surpoids et des comorbidités qui lui sont liées. J’ai récemment pris conscience de la nécessité absolue de surveiller et de contenir le surpoids, afin d’éviter ces comorbidités et le risque de complications graves en cas de maladie infectieuse virale. Ce « déclic » s’est passé lors d’une conférence du docteur Suva Loap[5] à laquelle j’ai assisté. Il explique (entre autres) que la corpulence a augmenté dans la population mondiale et alerte les autorités de santé de tous les pays :

  •        Depuis 1980, la masse grasse augmente pour tous les âges de la population.
  •        L’obésité est plus marquée au début de l’âge adulte, à partir de 20 ans.
  •        L’obésité est liée à des changements de comportement qui touchent l’ensemble de la population : alimentation transformée et trop riche, sédentarité, tabagisme…

Le tableau ci-dessous[6] révèle comment l’obésité est devenue une cause majeure de mortalité aux États-Unis, faisant de son traitement une priorité. Elle entraîne en effet de nombreuses comorbidités (en rouge) qui sont devenues en 97 ans les principales causes de décès.

Pour mieux comprendre comment on peut perdre du poids, sans obligatoirement s’imposer des souffrances[7], il faut essayer d’analyser plus en détails les vraies causes de l’obésité. C’est ce que je développerai dans ma prochaine lettre, grâce à mon expérience personnelle basée sur la méthode de la « cryothermogénèse ».

Prenez soin de vous,

Docteur Dominique Rueff


[1] Julia V., « La France compte deux fois plus de personnes obèses qu’il y a 25 ans », Radio France, juin 2021

[2] F. Prabonnaud, C. Sinz, G. Pinol, B. Geron, A. Brodin, « Près de 22 % des adultes français en situation d’obésité selon l’OMS », France Info, mai 2021

[3] Flegal KM, Carroll MD, Ogden CL, Johnson CL. « Prevalence and Trends in Obesity Among US Adults », 1999-2000. JAMA. 2002;288(14):1723–1727. doi:10.1001/jama.288.14.1723

[4] Surveillez votre ventre – Attention au syndrome de la bedaine, Dr Boris Hansel, Editions Hachette Pratique, 128 pages, 9,90 euros.

[5]

[6] Extrait de la conférence du docteur Suva Loap.

[7] Régimes draconiens qui provoquent souvent des rebonds et/ou exercices physiques intenses et permanents qui sont, à la longue, très contraignants.



N'hésitez pas à commenter la lettre de ce jour ci-dessous. Veuillez cependant noter que, en raison du très grand nombre de commentaires, le Dr Rueff ne pourra pas vous répondre individuellement.


Une réponse à “La « globésité » : une pandémie plus grave que le Covid ? – 1ère partie”

  1. Francoise Chirot dit :

    Merci monsieur j’attends la suite avec impatience

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